Armelle Kraffmüller
Hypnose, Coaching en développement personnel et professionnel à Rueil-Malmaison
Armelle Kraffmüller
Hypnose, Coaching en développement personnel et professionnel à Rueil-Malmaison

Enfants Adolescents

Il y a quelques années, j’étais tombée ‘par hasard’ sur une émission qui traitait de la réussite des enfants ; l’invitée était Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et psychothérapeute, ancienne attachée des hôpitaux de Paris et de Marseille et auteure de ‘Mais qu’est-ce qui l’empêche de réussir ?’ (Ed.Odile Jacob, 2015). 

 

Dans cette émission, Mme Siaud-Facchin mettait en avant le rôle stratégique du « feed-back » comme levier de réussite et de confiance en soi. 

 

Au delà du terme communément employé, le feed-back est un outil issu de la PNL dont j’ai entendu parler pour la première fois au moment de ma formation. 

 

Après vous avoir expliqué ce qu’est un feed-back en tant qu’outil, j’exposerai les différences par rapport à la critique et les conséquences de chacune des approches au niveau physiologique telles que Mme Siaud-Facchi les a exposées, mais également en termes de confiance en soi et sur la réussite dans le contexte scolaire. Nous verrons enfin comment vous parents vous pouvez concrètement utiliser ce formidable outil.

Concrètement, qu’est ce le feed-back ?

Le terme anglais est intéressant car il lui donne tout son sens.

 

En effet ‘feed’ voulant dire nourrir, ‘back’ en retour : cela veut donc dire apporter de ‘la nourriture en retour’. C’est donner des éléments dont la personne pourra tirer un enseignement utile pour elle par rapport à quelque chose qu’elle a fait.

 

Le feed-back comporte 3 parties : une première qui indique les aspects positifs de la réalisation et il y en a toujours, si, si ! 

 

Mais là attention ! Il ne s’agit pas de féliciter ou juste dire ‘c’est bien’, ‘j’adore’... Ces mots peuvent servir à renforcer le sentiment de confiance mais s’ils ne sont pas suivis de faits concrets, ils ne serviront à rien et seront comme des coquilles vides. Ne perdons pas de vue que le feed-back a pour objectif de faire progresser l’enfant tout en renforçant la confiance qu’il a en lui.

Cette première partie du feed-back a pour but de montrer à l’enfant concrètement, factuellement ce qu’il a bien fait, ce qui est acquis et ainsi ce sur quoi il peut s’appuyer : ‘tu as bien accordé les verbes avec les sujets’ s’il s’agit d’une dictée, ‘tes opérations sont tout à fait justes’ dans le cas d’un devoir de maths…

 

Ensuite la deuxième partie : les points d’amélioration et avec … le moment sensible, la transition ! 

En effet, vous venez de mettre en exergue les faits positifs. Or, si vous démarrez cette partie par mais ou en revanche(par exemple), vous provoquez une rupture et rapidement, les écoutilles se fermeront et tout ce que vous venez de dire aura disparu. Faites le test et vous verrez que ces mots de liaison sont comme des ruptures, des gommes qui effacent tout ce qui aura été dit juste avant. 

 

Il s’agit là de démarrer par un ‘je te suggère de …’, ‘je te conseille …’ Ensuite, on reste toujours dans le concret, le factuel, le compréhensible pour indiquer à l’enfant 2 voire 3 points maximum (donc les plus importants) à retravailler. Au-delà, cela ne sert à rien, vous risquez de le ‘noyer’. Bref, c’est très constructif car vous lui indiquez la marche à suivre pour s’améliorer. 

 

Et enfin, pour finir sur une touche encourageante, on mentionne un talent, une compétence qu’il a particulièrement mis en œuvre : le soin, la créativité, …

Feed-back ou critique, quelles différences ?

Que l’on fasse un feed-back ou que l’on émette une critique, le point commun est que ces deux démarches n’engagent que la personne qui les formule.  

 

Ensuite, l’intention, l’objectif et les croyances sous-jacentes sont totalement différentes. 

 

L’intention de celui qui émet le feed-bak est clair : il est d’apporter des éléments factuels permettant à l’enfant ou à l’adolescent de renforcer ce qu’il sait et d’améliorer ce qui doit l’être avec pour objectif sa réussite et le renforcement de sa confiance en lui. Les croyances sous-jacentes : l’erreur est une étape sur le chemin de la réussite, en renforçant la confiance en soi et les encouragements, on favorise la réussite…   

Enfin en tant qu’adulte on reste dans notre rôle de celui qui montre le chemin, qui rassure bref qui accompagne.

 

Quant à la critique, nous sommes souvent dans une démarche centrée sur nous : la critique est souvent un jugement de valeur qui ne donne pas ou peu de pistes d’amélioration. Vis à vis de l’enfant ou de l’adolescent, elle peut être une manifestation du stress du parent face à une situation sur laquelle il a peu de contrôle et un sentiment d’anxiété face à l’avenir. L’intention est positive – aider l’enfant – mais la mise en œuvre dévoyée par ce sentiment limitant et contagieux. 

 

Enfin, l’enfant peut y voir un manque de confiance de son parent par rapport à sa capacité de réussite ce qui va lourdement impacter son propre sentiment de confiance en lui.

Physiologiquement comment cela se manifeste-t’il ?

Comme l’a expliqué Mme Siaud-Facchin, en synthèse, face à la critique, nous produisons une hormone du stress appelée la cortisole et face aux félicitations, nous produisons de l’endorphine cette fameuse hormone anti-stress justement !

 

Alors mettons fin aux critiques inutiles et mettons en place le feed-back !

Comment mettre en pratique le feed-back auprès de nos enfants / adolescents ?

Partons d’abord d’un objectif clairement formulé qui serait : aider son enfant à réussir et favoriser la confiance qu’il a en lui. Assurez vous que cet objectif ne dépend que de vous ! Le cas échéant, reformulez votre objectif à partir de celui-ci en vous demandant ce qui ne dépend que de vous !

 

Dans le contexte dont nous parlons, vous pouvez démarrer à partir des contrôles de votre enfant. 

A chaque contrôle, quelque soit la note, vous l’abordez ‘en mode feed-back’ : ce qui a été particulièrement bien fait, les 2/3 points d’amélioration et la qualité relevée le tout illustré par des exemple factuels et précis. 

 

Vous pouvez vous sentir un peu découragé : ‘si je dois faire un feed-back à chaque bilan, cela me semble fastidieux et le temps me manquera’.

 

Alors oui peut-être au début, cela va demander une préparation car vous êtes à ce moment là dans la position d’apprenant. Mais vous verrez que rapidement, vous deviendrez le pro du feed-back et cela sera de plus en plus fluide pour vous. 

 

Ne commettez pas l’erreur de ne pas le faire dans le cas d’une très bonne note : au contraire arrêtez vous sur les réussites car (1) cela permet de renforcer la confiance que votre enfant / adolescent a en lui (2) cela permet de généraliser la réussite et (3) d’identifier avec votre jeune ce qui a permis cette réussite et comment réutiliser cet apprentissage dans d’autres domaines. 

 

Attention aussi de ne pas passer trop de temps sur les échecs et trop peu sur les réussites ! La perception sera négative.

 

Enfin, vous vous rendrez compte quand le processus de généralisation propre à tout apprentissage se mettra en place que vous aurez tendance à ‘penser feed-back’ c’est à dire à pointer d’abord les points positifs de ce que vous ferez ou ce que les autres feront. Et ça c’est la belle récompense du feed-back en plus de vous permettre d’être un accompagnant efficace et utile pour vos enfants.


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