Armelle Kraffmüller
Hypnose, Coaching en développement personnel et professionnel à Rueil-Malmaison
Armelle Kraffmüller
Hypnose, Coaching en développement personnel et professionnel à Rueil-Malmaison

Hypnose

De l'importance de l'objectif

Une séance d’hypnose ou de coaching démarrera toujours par ce que l’on nomme l’anamnèse ou l’état présent. C’est à dire une description de ce que vous voulez changer, améliorer, de votre problématique ou de ce qui ne va pas. 

 

Viendra ensuite la détermination de l’objectif ; elle peut également se faire sous hypnose.

 

C’est ce thème que je souhaite aborder dans cet article afin de faire comprendre à quel point déterminer son objectif est une étape fondamentale dans le processus de changement. Au point que cette détermination seule peut parfois suffire !

Celui qui sait n'est pas celui qu'on croit ...

Milton Erickson, père de l’hypnose moderne, racontait cette histoire :

Agé de quinze ans, il jouait avec un copain à la ferme de son père au Wisconsin. Un jour, un cheval égaré accourut sur le terrain familial. Milton est tout de suite monté dessus. Son copain lui dit : « Que fais-tu sur ce cheval ? Tu ne le connais pas ! Ce peut être très dangereux ! ». Il lui répondit : « Oui, c’est vrai, mais je suis curieux. »

 

Il a commencé à trotter sur la petite route. Le cheval s’est dirigé ver le fossé pour brouter de l’herbe. Milton a ramené le cheval très doucement et respectueusement sur la route où il a galopé avant d’entrer dans le fossé de l’autre côté de la route. À nouveau, Erickson très doucement et respectueusement a ramené le cheval sur la route, puis ils se sont promenés une quinzaine de minutes avant que le cheval ne s’égare encore dans le champ voisin.

Encore, il a ramené le cheval sur la route. La promenade a duré quelques heures, puis ils sont arrivés à une croisée de chemins. Le cheval s’est mis à galoper à vive allure. Très rapidement, il est arrivé à une ferme où il s’est immobilisé devant un vieux cultivateur qui travaillait avec ses outils. Celui-ci a levé la tête et il a dit : « C’est formidable, c’est merveilleux ! C’est mon cheval ! Comment as-tu su que c’était mon cheval ? » Et Erickson a répondu : « Ce n’est pas moi qui le savais. 
C’est le cheval ! 
».

 

Milton Erickson aimait raconter des anecdotes et des histoires, dont le sens caché parlait au patient. Ici, le thérapeute reste le guide sur un chemin dont seul le sujet connaît la destination et ce, même de façon inconsciente.

Mais savoir où l'on veut aller n'est pas toujours simple

Identifier son objectif est fondamentale ; seulement, cela peut être parfois difficile pour la personne de savoir précisément où elle veut aller. Dans mon cabinet, je suis, la plupart du temps, confrontée à des personnes qui savent parfaitement …  ce qu’elles ne veulent pas ou plus !

 

Or, deux problèmes se posent. 

 

Le premier est qu’un objectif ne peut être formulé à la forme négative. En effet, si je vous dis de ne pas penser à un éléphant rose, observez ce qui apparaît dans votre esprit. Le cerveau ne connaît pas la négation, celle-ci est uniquement dans le langage. Aussi, l’objectif doit impérativement être formulé à la forme affirmative sinon, votre cerveau ne sait pas se représenter où aller !

 

Deuxième problème. Imaginez vous dans un taxi. Le chauffeur vous demande où vous souhaitez vous rendre. Si vous lui rétorquez que vous ne savez pas mais que vous savez parfaitement où vous ne voulez pas aller, il sera bien avancé et vous aussi !

 

Ces réactions sont parfaitement légitimes et nous autres accompagnants disposons de techniques - avec ou sans induction -  pour aider nos clients à déterminer leur objectif. 

Questionner l’objectif

Une fois l’objectif précisé, nous nous appliquons à le ‘questionner’. Tout d’abord afin de s’assurer qu’il dépend bien de la personne qui le fixe. Puis, d’établir les motivations sous-jacentes à sa réalisation, les bénéfices, le contexte et surtout son écologie. 

 

En d’autres termes, est-ce que l’atteinte de l’objectif pourrait être un problème pour moi ou pour les autres ? Et à contrario, rester dans la situation présente ne présente-t-il pas un avantage caché ? Vous l’aurez compris, cela permis de mettre à jour les bénéfices secondaires d’une situation que l’on souhaite changer mais qui peut présenter des avantages conscients ou inconscients.   

 

Vient ensuite l’identification des freins à l’atteinte de l’objectif et des ressources nécessaires. 

 

Une fois ces éléments identifiés, nous pouvons utiliser un ou plusieurs protocoles d’hypnose ou d’autres méthodes comme la PNL selon la demande du sujet ou ce qui nous semble le plus efficace dans le contexte. 

De l’importance de l’objectif

A l’image de Milton Erickson (mais la comparaison s’arrêtera là), je finirai cet article par une histoire qui à mon sens illustre bien la nécessité de l’objectif. 

 

Quand elle regarde droit devant, Florence Chadwick ne voit rien d'autre qu'un épais mur de brouillard. Son corps est tout engourdi. Elle a nagé pendant presque seize heures.

Elle était déjà la première femme à traverser la Manche dans les deux sens. Aujourd'hui, à 34 ans, son but est de devenir la première femme à nager de l'île de Catalina à la côte californienne.

Ce matin du 4 juillet 1952, la mer est comme un bain de glace et le brouillard est si dense qu'elle a du mal à distinguer les bateaux de soutien qui l'accompagnent. Des requins foncent vers sa silhouette solitaire avant d'être chassés à coup de carabine.

Pendant des heures, elle lutte contre le froid glacial de l'océan qui l'emprisonne tandis que des millions de téléspectateurs l'observent en direct sur une chaîne de télévision nationale.

Dans un des bateaux qui l'accompagnent se trouvent sa mère et son entraîneur qui lui envoient des encouragements. Ils lui disent que ce n'est plus très loin. Mais tout ce qu'elle peut voir est le brouillard. Ils l'exhortent à ne pas abandonner. Florence n'a jamais abandonné. . . jusqu'à cet instant.

Alors qu'il ne lui reste plus qu'un demi-mile à parcourir, elle demande qu'on la sorte de l'eau.

Quelques heures plus tard, encore toute transie de froid, elle confie à un journaliste : "Ecoutez, je ne cherche pas à me justifier, mais si j'avais pu voir la terre, je serais allée jusqu'au bout". 

Ce n'est ni la fatigue ni l'eau glaciale qui ont eu raison d'elle. C'est le brouillard. Elle était dans l'impossibilité de voir son but.

 

Deux mois plus tard, elle essaya de nouveau. Cette fois-ci, malgré le même brouillard épais, elle nagea avec une foi intacte et son but clairement visualisé dans son esprit. Elle savait que quelque part derrière le brouillard se trouvait la terre ferme. Et cette fois-ci elle réussit ! Florence Chadwick devint la première femme à traverser la mer de Catalina, pulvérisant ainsi le record masculin de deux bonnes heures !


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