Armelle Kraffmüller
Hypnose, Coaching en développement personnel et professionnel à Rueil-Malmaison
Armelle Kraffmüller
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Bien-Etre

Le langage comme source de confiance en soi

Pour prolonger le précédent article dont l’objectif de donner des outils pragmatiques visant à favoriser la confiance en soi, je vous propose ici de comprendre comment le langage peut être source de confiance en soi pour nous et envers les autres. Le langage et plus largement la communication est la pierre angulaire de la transmission de la confiance en soi mais aussi de la perception de ce que nous faisons. 

Si on ne devait retenir qu’un principe, ce serait celui-là : utiliser un langage factuel !

Pour soutenir les principes énoncés dans l’article précédant, c’est à dire : orienter notre regard vers ce que nous avons réalisé et faire de l’erreur une étape sur le chemin de la réussite, il convient d’utiliser un langage factuel. C’est à dire un langage qui décrit ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous ressentons … Ce langage qui transcrit dans les mots ce que nous constatons avec nos 5 sens. Un langage qui ne laisse pas de place pour les suppositions. 

 

Aussi, on peut par exemple ouvrir un cahier de confiance en soi dans lequel on peut inscrire nos réussites et les domaines dans lesquels on a confiance en soi. On peut ensuite de manière factuelle indiquer par exemple ce qui a fait que cela soit une réussite ou bien ce qui fait que dans ce domaine j’ai confiance en moi. On peut y ajouter régulièrement ce que l’on a fait de bien à nos yeux dans la journée ou la semaine et ce toujours de manière factuelle. 

 

Une autre manière de favoriser la confiance en soi est de s’envoyer une lettre comme si on écrivait à un ami ou une amie. Cette lettre doit indiquer ce que l’on apprécie chez nous en étayant chaque trait d’un ou plusieurs exemples factuels. Ensuite, on demande à un proche de bien vouloir envoyer à notre adresse, cette lettre cachetée, et connue de nous seul(e) quand il le voudra. La réception de cette lettre et sa relecture est un grand moment de réconciliation avec soi-même.

Les suppositions : un poison qui favorise le manque de confiance en soi

Je veux partager avec vous cette histoire qui me touche et qui illustre parfaitement mon propos :

 

Une jeune fille tenait deux poires dans sa main. Sa mère s’approcha d’elle et lui demanda si elle pouvait lui donner une de ses poires. Alors la jeune fille mordra dans l’une, puis l’autre.

Le sourire de sa mère se décomposa, même si elle essayait de montrer ni sa déception ni son énervement face à l’attitude de sa fille. 

 

Un instant s’écoula, puis la jeune fille donna l’une de ses deux poires à sa mère en lui disant : « Tiens maman, prends plutôt celle-ci, elle est meilleure que l’autre’.

 

Comme nous le trouvons dans les rapports Toltèque ou en PNL, nous ne pouvons pas nous satisfaire de suppositions ; elles sont notre interprétation avec nos clés, notre vision du monde de ce que dit l’autre. Et quand on manque de confiance en soi ou d’estime de soi, on a des croyances limitantes à notre propos. Aussi, nous allons inconsciemment chercher ce qui renforce ces croyances. Nous interprèterons donc les paroles de l’autre à notre décharge.

 

Allez interroger l’autre sur ce qu’il veut dire, lui demander de préciser de manière factuelle ses pensées évite de s’engouffrer vers une interprétation qui aura pour conséquences de renforcer un peu plus encore cette croyance que l’on ne vaut rien ou pas grand chose.

Utiliser le langage factuel pour renforcer l’idée que nous ne sommes pas nos comportements

Nous avons vu que la carence de confiance en soi venait aussi du fait que nous pouvons ne pas faire la distinction entre ce que nous faisons et ce que nous sommes. 

 

Le langage traduit parfaitement cette confusion par exemple quand nous nous disons ‘je suis nul(l)’. Aussi, nous pourrions nous demander ce que nous avons faitpour dire cela, qu’est ce qui fait que cela ne nous convient pas pour ensuite envisager ce que nous pouvons améliorer concrètement. Nous restons là au niveau du comportement car il s’agit bien de cela : nous faisons car nous sommes et non pas nous sommes car nous faisons. 


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